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C'est un trois-mâts à phare carré français. A l'origine, c'est un navire de commerce qui se distingue par le mât d'artimon gréé d'une voile bermudienne. Il ne faut pas le confondre avec le trois-mâts barque "Belen", et non Bélem, également construit par les Chantiers de la Loire mais en 1901. Ce dernier est un cap-hornier, armé par la Compagnie Celtique Maritime, elle aussi nantaise. Il est ensuite vendu à l'armement Ballande, de Bordeaux qui le rebaptise "Jeanne d'Arc". La compagnie Bordes le rachètera quelques années plus tard. Après la première guerre mondiale, le "Belen" est acquis par l'armateur havrais, Monsieur Potet. Il le revend en 1931 aux pêcheries de l'Océan. Celles-ci l'utilisent comme parc à charbon à flot. Il est démoli à Bayonne en 1949. Quant à lui, le Bélem raconte une histoire riche en événements et c'est le plus vieux trois-mâts européen en état de naviguer. Plus que centenaire, il a traversé les années en échappant aux tempêtes, incendies, mutineries et guerres. Il a connu plusieurs pavillons, propriétaires, capitaines, marins et affectations. Il a subit plusieurs transformations et à changer de noms.

Longueur hors tout: 58 mètres. Largeur: 8,80 mètres. Hauteur: 34 mètres. Déplacement : 531 tonneaux.

Période 1896 - 1914.

- Le but de cette page n'est pas de reprendre toutes les campagnes du Bélem qui sont fort bien d'écrites sur les sites de la fondation du Bélem et 3 mâts. Seules m'intéressent les circonstances qui conduisent à des changements sur le Bélem.-

L'armateur Fernand Crouan de Nantes commande à Adolphe Dubigeon, des chantiers navals à Chantenay sur Loire, la construction d'un trois-mâts barque à coque d'acier. Nous sommes le 23 décembre 1895, et ce voilier s'appellera Bélem, du nom d'un port du Brésil où les Crouan possède un comptoir commercial. Il est destiné au transport de fret vers les Antilles et l'Amérique du Sud et principalement du cacao pour le compte du célèbre chocolatier Menier. Moins de 6 mois plus tard, le Bélem est lancé le 10 juin 1896. Il bat le pavillon rouge à étoile blanche de la maison Crouan et sur sa proue, nous pouvons lire la devise "Ordem e progresso". Affecté à la ligne du Brésil, le Bélem sillonne l'Atlantique et réalise 33 campagnes entre 1896 et 1914, sa cale chargée de fève de cacao, puis de sucre des Antilles.

Sous pavillon Crouan :

Le 31 juillet 1896, le premier voyage s'effectue sous le commandement du capitaine Lemerle, surnommé le merle noir. La destination est Belèm avec une escale en Uruguay. La traversée de l'Atlantique se passe bien et le Bélem arrive le 20 septembre à Montevideo pour prendre une cargaison de 121 mules destinées à la province de Para au Brésil. Le 16 octobre, une journée après son appareillage, le Bélem subit le Pampero - violent coup de vent sec et froid, dans l’estuaire de la Plata, de sud à sud-ouest et accompagné de grains. Le temps redevenu plus clément, l'équipage constate impuissant la perte de 6 mules et les autres sont en piteux état. Le 15 novembre, le Bélem mouille sur le Rio Para face à Belèm. La nuit du 16 va encore mettre à mal le voilier. Un incendie se déclare dans les cales et va durer jusqu'au matin. Bilan : la perte par asphyxie de toutes les mules déjà bien affaiblies mais pire encore, les dégâts sont si importants qu'après le vidage des cendres, le nettoyage et quelques réparations de fortune, le Bélem ne peut que prendre du lest et rentrer à Nantes à vide! Après 46 jours de navigation difficile, le bateau meurtri arrive à son port d'attache le 26 janvier 1897. Cette première campagne est donc un échec.

Les réparations sont terminées le 11 mars et le voilier reprend la mer pour son second voyage aux ordres du capitaine François Rioual. Ce dernier vient d'avoir son brevet de long cours après 14 ans de service et assure son premier commandement sur le Bélem. Le début et la fin de la traversée de l'Atlantique se réalisent dans des conditions météo difficiles. Le navire mouille à Montevideo le 7 mai et appareille le 30 en direction de Belèm après avoir chargé 111 mules ainsi que quelques moutons et brebis. Le trois-mâts doit accoster à Belèm mais il s'échoue par suite de conditions météo défavorables. Il faut attendre une marée favorable pendant deux jours avant de le dégager. Une fois à quai, on procède au déchargement des animaux survivants soit 99 mules, 63 moutons et brebis sans omettre un agneau né durant le voyage. Le 14 juillet, le Bélem quitte le Brésil avec à son bord, son premier chargement de 4210 sacs de cacao. Il atteint Nantes le 21 août.

Les trois campagnes suivantes s'effectuent entre le 5 novembre 1897 et le 28 mai 1899 sous le commandement du capitaine Dolu. Le Bélem enchaîne les voyages sans incidents majeurs mais il n'est pas à l'abri des erreurs de navigation des autres navires. Le 14 novembre 1898, le Bélem est au mouillage en face de Saint Nazaire et est abordé par le steamer Mersario, de Glasgow. Les avaries sont importantes et le Bélem reste immobilisé 15 jours au bassin de Penhoët pour réparations. Le 1er décembre, il repart pour la province de Para au Brésil qu'il atteint en quarante cinq jours et en repart le 8 février 1899 avec comme cap la Martinique pour la première fois. Là, il mouille sur le plateau des sondes de Saint-Pierre et ne pourra atteindre la pointe Simon que le 8 mars. Le chargement de sucre et de tafia durera plus d'un mois et ce n'est que le 28 mai 1899 que le Bélem s'amarre de nouveau aux Salorges de Nantes.

Le 10 juin 1899, le jeune capitaine Julien-Marie Chauvelon succède à Dolu. Il est le nouveau capitaine attitré du Bélem mais certains événements vont perturber ce commandement. Lors de son premier voyage, Chauvelon conduit le Bélem au canal de Bristol pour prendre une cargaison de charbon, puis fait cap pour Belèm. Mais pour le voyage retour, c'est le capitaine Lesage qui ramène le voilier, Chauvelon est reparti en prenant le commandement de la Claire-Menier sur ordre de l'armement. Le Bélem rentre à Nantes le 8 octobre 1899. Pour la campagne suivante, c’est le capitaine Le Dantec qui prend le commandement du Bélem le 17 novembre 1899 car Chauvelon est retardé par l’abordage de la Claire-Menier par le paquebot italien Ménapi de Bari. Lesage, lui, reprend le commandement du trois-mâts Denis-Crouan. Le "chassé croisé" continu et Le Dantec repart le 11 août 1900 pour la 8ème campagne du Bélem. Chauvelon ne remonte à son bord que le 10 janvier 1901 et ce, pour toutes les autres campagnes. La 12ème revêt un événement particulier. Le 19 mars 1902, il appareille du Havre pour la Martinique où il arrive en mai. Au port de Saint Pierre, le trois-mâts Tamaya de Nantes occupe l'emplacement réservé au Bélem. Chauvelon est obligé de mouiller au Robert, de l'autre coté de l'île. A cette époque, la montagne Pelée est en activité et ses manifestations sont alarmantes. Des averses de cendres tombent sur Saint Pierre depuis quelques jours. Les écoles sont fermés, la sucrerie Guérin est détruite suite à une coulée de boue et un raz de marée a déjà secoué la rade. Le 8 mai, le volcan se met en éruption. En un temps très court, la montagne Pelée explose et des projections accompagnées d'un nuage de cendres incandescentes anéantissent Saint Pierre et la rade. Le Tamaya et le Biscaye, tout deux de Nantes, disparaissent corps et bien. Le bruit et le panache de fumée alerte l'équipage du Bélem dans le havre du Robert avant de recevoir une pluie de cendres mais sans conséquences pour le trois-mâts. Sa bonne étoile permet à notre patrimoine national d'échapper à cette terrible catastrophe. Il repartira pour Nantes le 6 août avec un chargement de sucre.

Sous pavillon Demange :

Âgé de 85 ans, M Crouan meurt. Son gendre lui succède mais l'armement Crouan est liquidé en 1906. Le Bélem connaît son premier changement de propriétaire et il est racheté par l’armement Demange Frères pour leur ligne de Cayenne en Guyane Française. Sa coque change aussi de couleur et devient gris perle avec une ligne de faux sabords. Le Bélem n'effectue que trois campagnes sous ce pavillon entre le 17 juin 1907 et le 26 décembre 1908. Le commandant de bord est toujours le capitaine Chauvelon.

Sous pavillon Fleuriot :

Puis c'est au tour de l’armement Demange Frères de connaître la liquidation et le Bélem est de nouveau à vendre. Il est racheté par la Société des Armateurs Coloniaux, propriété de Fleuriot et Cie de M. Pitre-Rozier : Elle conserve son capitaine et son équipage. La coque du Bélem est peinte en gris foncé et la ligne de faux-sabords est supprimée. La voile bermudienne qui orne le mât d'artimon est supprimée au profit d'une voile à corne et d'une voile de flèche. Le gaillard arrière ne s'appelle plus la bermudienne mais la dunette. Le Bélem effectue dix campagnes vers les Antilles du 5 avril 1909 au 31 janvier 1914. Durant ces cinq années, le capitaine Chauvelon demeure au commandement sauf pour une campagne ou il est remplacé par le capitaine Dielinger. Le Bélem effectuera neuf voyages Nantes - Cayenne - Martinique - Nantes. Lors de la trente-et-unième campagne, à Aruba, le mauvais temps gêne le départ du Bélem. La brise prend le navire de travers et voilà le trois-mâts qui se colle sur le banc sur presque toute la longueur de sa coque. Ayant talonné, Chauvelon décide d'attendre le lendemain pour s’assurer que les pompes sont franches et voir si le navire a fatigué. Le 10, aidé par le remorqueur Phosphaat, le Bélem sort sans incident et affronte une mer énorme et du gros temps pour le retour.

Le 6 septembre 1913, le Bélem effectue sa dernière campagne. A bord, tout le monde pense qu'à son retour le trois-mâts ira rejoindre les autres voiliers sur le canal du mouroir. Chauvelon met le cap sur Fort-de-France en Martinique et fait escale, au retour, à Aruba pour y charger des Phosphates. Le 31 janvier 1914, il rentre à Nantes.

Après 18 années de bons et loyaux services rendus à ses propriétaires, le Bélem est victime de la concurrence fatale des vapeurs. Le monde est entré en guerre et des flottes entières de gréements à phares carrés finissent leurs vies dans les aciéries. Ce n'est pas le destin du Bélem qui traverse la Manche, le 17 février 1914, pour Southampton.

Période 1914 - 1951.

Certains navires naissent sous une bonne étoile et notre trois-mâts en fait partie. Alors que les bateaux à vapeur sont en plein essor car ils sont plus fiables et plus réguliers pour le commerce, la destinée du Bélem, comme tant d'autres voiliers, aurait du être la démolition. Mais le 11 février 1914, le duc de Westminster, (1899 - 1953), Hugh Richard Arthur Grosvenor (1879 - 1953), rachète le Bélem pour 3000 livres sterling pour le transformer en yacht prestigieux. Il naviguera sous le pavillon du Royal Yacht Squadron. Quelques mois plus tard, la 1ère guerre mondiale éclate alors que le Bélem est en cale sèche. Deux moteurs diesel suédois Bolinder de 250 CV chacun sont installés. L'échappement se fait au travers du mât d'artimon évitant la disgrâce d'une cheminée. Il est doté de deux lignes d'arbres au bout desquelles sont posés des hélices quadripales de 1,20 mètre de diamètre. Voilier Ducal oblige, des modifications sont réalisées pour le confort des hôtes de ce navire. Les vergues en bois sont remplacés par des espars en acier. Construction d'un faux pont dans l'ancienne cale et des cabines de luxe. Un grand escalier à double révolution en acajou de Cuba permet de monter sur le pont depuis le salon vitré et la salle à manger qui remplace le grand rouf. Ces aménagements imposent la modification des basses voiles et le changement des bas-mâts pour des tubes d'acier. Surélévation de la dunette et son contour se voit "orné" d'une balustrade de colonnettes blanches "après avoir été relevé. Le mât de beaupré est raccourci rendant le voilier plus ardent. La réduction de la voilure basse fait perdre au Bélem près de deux nœuds de vitesse et diminue ses qualités nautiques pour remonter au vent. En contre partie, grâce à la motorisation, il peux naviguer quelques soit le temps et manœuvrer seul dans les ports. Le Bélem est basé sur l'île de Wright en Angleterre et ne subira aucun dégât durant la grande guerre. Le duc se lasse de son acquisition.

En septembre 1921, moins de quatre années aux couleurs du duc de Westminster, le Bélem est revendu à Sir Arthur Ernest Guinness qui le rebaptise Fântome II. Le bateau rentre au chantier irlandais Harland & Wolf pour y subir différents travaux : le gaillard est allongé, les aménagements et la décoration intérieurs sont remaniés, un bar et un piano droit sont installés… Mais le brasseur irlandais préfère naviguer toute l'année. Le 29 mars 1923, il quitte Southampton pour un tour du monde de 31 129 milles et rentre à Southampton le 2 mars 1924. Puis ce sera le Spitzberg dans le cercle Arctique, la France avec Marseille et Saint Jean de Luz en 1925. Le 12 mai 1937, il est présent à Londres pour les fêtes du couronnement de George VI. Le 17 mai 1939, l'élégant trois-mâts est à Montréal, lors de la visite du roi George VI et son épouse Élisabeth au Québec. Durant la deuxième guerre mondiale, le voilier est désarmé dans la rade de Cowes sur l'île de Wright. Il abrite un temps le quartier général des Forces Françaises Libres, section des vedettes rapides. Il subit un bombardement qui détruit toutes ses vergues et voiles. Le 22 mars 1949, Sir Guinness décède et son voilier reste ainsi oublié de tous jusqu'en 1951. Les héritiers de Guinness finissent par le mettre en vente.

Période 1951 - 1979.

En 1951, un aristocrate italien, le comte Vittorio Cini rachète le Bélem pour sa fondation. Il envisage d'utiliser le Bélem comme navire école pour le Centre maritime de l'île de San Giorgio Maggiore, dans la lagune de Venise. Cette fois, le trois-mâts change de pavillon pour devenir italien sous le nom de Giorgio Cini. Il subit de nouvelles transformations : Il perd son gréement carré et est modifié en barquentin. Les moteurs suédois sont déposés et remplacés par deux moteurs Fiat. Une grande timonerie surmonte le rouf. Les luxueux appartements sont modifiés en dortoir pour accueillir une soixantaine de jeunes marins, les "marinaretti". Le navire sillonne la mer Méditerranée de l'île de Malte à Marseille jusqu'en 1965. Les caisses de la fondation sont vides et le comte Cini n'a plu les moyens d'entretenir le trois-mâts. Il devient dangereux et sa vétusté ne lui permet plus de naviguer. Durant quelques temps, il servira de pensionnat aux "orphelins de la mer" avant d'être cédé aux carabiniers pour une lire symbolique...

Ces derniers entreprennent de le restaurer. Mais de sérieux et coûteux travaux de restauration sont nécessaires. En 1976, faute de moyens financiers, les carabiniers donnent le voilier aux chantiers navals de Venise. Encore une fois le Bélem est en cale sèche. Il est regréé en trois-mâts barque et reçoit de nouveaux moteurs diesel Fiat-Iveco de 300 CV chacun. En 1977, les chantiers de Venise mettent le vieux gréement en vente.

Période de transition.

La bonne étoile du Bélem ne l'a pas quitté. Dans les années 70, monsieur Debanne, Grenoblois d'origine, découvre le Bélem et désire l'acheter. Il commence à récolter des fonds puis plus rien jusqu'à ce qu'un passionné de vieux gréement, le docteur Luc Olivier Gosse, séjourne à Venise. A San Giorgio, il visite le Giorgio Cini et découvre une peinture du voilier avec le nom "Bélem". Malgré l'indifférence de la France et des français à l'existence du trois-mâts nantais, le 27 janvier 1979, le docteur parvient, avec le soutien de l'Association pour la Sauvegarde et la Conservation des Anciens Navires Français (ASCANF) et l'aide de la Caisse d'Épargne, à racheter pour trois million et demi de francs> le vieux gréement et lui faire retrouver le pavillon français.

En mars, le Ministère de la Défense s'engagea à assurer le remorquage du navire jusqu'en France. Il redevient le Bélem dés qu'il quitte les eaux territoriales italiennes, le 15 août pour être précis. Après une escale à Toulon, il est remorquer jusqu'à Brest par le navire militaire RHM Éléphant. Il rentre en rade le 17 septembre 1979.

Des débuts difficiles dés le retour.

Dans un premier temps, la marine nationale réclame le Bélem pour en faire un navire école. Mais, les devis de réparations et de remise en état du vieux gréement sont tels que l'armée abandonne son projet le jugeant trop onéreux.

Le Bélem est à quai et une poignée de passionné veut croire en la réhabilitation du navire. En mars 1980, la Fondation Bélem est créée et la Caisse d’épargne décide de le donner à cette nouvelle association. Pas question qu'il reste ainsi, le Bélem doit naviguer de nouveau. Après un examen attentif et un long travail d'expertise, le coût des réparations s'élève à 6 000 000 francs. Le projet de rénovation en une fois est abandonné. Le 5 mai 1981, toujours soutenu par la Caisse d'épargne, les travaux indispensables de la coque se réalisent. Le navire peut flotter et nos bénévoles cherchent un moyen pour émouvoir l'opinion public afin de récolter les capitaux nécessaires à la rénovation et sa mise aux normes maritimes. Pour se faire, la Fondation Bélem décide , le 8 septembre 1981, de faire remorquer le Bélem par l'Efficace jusqu'à Paris. Le 14, il est amarré dans le port de Suffren, au pied de la Tour Eiffel. Le navire-musée accueille le public et les médias. L'association espère financer partiellement les travaux de restauration. Le succès est instantané et, au fur et à mesure que les fonds arrivent, les travaux avancent. Cela va durer quatre années avant que le Bélem soit restauré.

En 1984, le vieux gréement est classé Monument Historique et est protégé au titre des objets mobilier depuis février 1984.

En 1985, le Belem retrouve son port d’attache, à Nantes. Jean Randier a suivi tout le travail de restauration. La fondation décide d'en faire un navire école pour la marine marchande et, en juin, Jean Randier est le premier commandant du navire.

En 1986, la fondation Bélem propose des stages de découvertes à des stagiaires. Le Belem effectue son premier voyage transatlantique, depuis son retour en France, à New York pour les fêtes de la célébration du centenaire de la Statue de la Liberté et des manifestations de l'Op'Sail. Cdt Jean Randier.

Depuis le mois d'avril 1987, début de l'exploitation avec stagiaires, le Belem change de "Pacha" . Ce n'est plus Jean Randier commandant du Belem jusqu'à présent et qui est appelé à d'autres tâches au sein de la fondation Bélem, mais le Cdt Philippe Arzel, qui a récemment quitté la Marine Nationale avec le grade de Major où il a commandé deux années durant la goélette "Etoile" qui devient le nouveau Pacha. Durant neuf mois, des stagiaires découvrent les manœuvres de cette cathédrale de voile.

De 1988 à 1990, de nombreux travaux de restauration sont entrepris notamment pour la réfection de la partie centrale de sa coque. Le 12 juillet 1989, le Belem est accueillit à Rouen pour célébrer le bicentenaire de la révolution française. Le Cdt P. Arzel a quitté le Belem fin 1989, début 1990 ... C'est son second de l' époque, Yves Euzen qui a pris la suite ( c'était aussi un ancien Cdt de l' "Etoile" , et c'est le Cdt Arzel qui l'avait invité à le rejoindre ... Le Belem participera aux Voiles de la Liberté. Cdt Philippe Arzel.

D'avril à octobre 1990, le Bélem participe à deux rassemblements, l'un à Bordeaux, l'autre à Amsterdam. De nombreux stages auront lieu et le Belem restera principalement en Manche et en Atlantique. Cdt Yves Euzen.

De 1992 à 1995, le Belem est reconfié à la Société Morbihannaise et Nantaise de Naviguation pour une nouvelle période de travaux de restauration. Le Cdt P. Arzel, qui avait été engagé directement par le président de la Caisse d'épargne et ne dépendait aucunement de la Morbihannaise y est débarqué... Comme vous devez vous en douter cette séparation n'a pas été sans amertume, ni sans regrets... Les nouveaux dirigeants ont tout fait pour le faire partir et ont réussi. Plus tard la Morbihannaise y a installé, le Cdt Marc Cornil, lui aussi était issu de la Marine Nationle...
Puis les voyages reprennent.

Du 26 avril 1994 au 29 avril 1994 : Brest, Lorient puis suivies par la deuxième manifestation du genre à Rouen, appelée cette fois " l' Armada de la Liberté. "Cdt Marc Cornil.

Du 26 octobre 1995 au 15 novembre 1995 : Port-Vendres, Cadix en Espagne et retour à Nantes. Les photographes Philipp (en hélicoptère au large de Belle-Île) et Guillaume Plisson réalisent les photos pour les manifestations du centenaire en 1996. Cdt Marc Cornil.

En 1996, le Bélem fête son centenaire.

Du 25 mars 1997 au 14 avril 1997 : Lorient, Casablanca au Maroc et retour à Marseille. Cdt Marc Cornil.

Du 25 octobre 1999 au 30 octobre 1999 : Lorient, escales à Houat, Hoëdic, les îles de Belle-Île et Groix, retour à Nantes. Stage thématique. Cdt Marc Cornil.

Du 3 juin 2002 au 14 juillet 2002 : Le Bélem retourne à sa première destination, la ville de Belèm au Brésil. Puis il met le cap sur Fort-de-France, capitale de l'île de la Martinique, pour le centenaire de l'éruption de la montagne Pelée. Il fait escales à Falmouth Harbour et Antigua avant de gagner Saint-George, îles des Bermudes. Puis escales aux îles d’Horta et de Pico et arrivée Ponta Delgada sur l'archipel des Açores. Voyage à Angra do Heroismo sur l' île de Terceira et retour à Ponta Delgada. Enfin, le retour avec une escale à Port-Joinville sur l'île d’Yeu et arrivée à Saint-Nazaire. Ce périple est effectué pour un stage dans le cadre de l’ “Odyssée atlantique 2002”. Cdt Michel Pery.

C'est aussi en juin 2002 que la Fondation Belem acquiert le statut d'armateur du navire.

Du 21 juin 2003 au 26 juin 2003 : Paimboeuf, escale à St Peter sur l''île de Guernesey, Le Havre. Cdt Jean-Pierre Boin.

Du 20 septembre 2003 au 03 octobre 2003 : Marseille, un mouillage à San Antonio sur l'île d’Ibiza, Alicante en Espagne et retour à La Pallice. Cdt Éric Saint-Plancat.

Du 14 mai 2004 au 23 mai 2004 : Saint Nazaire, Brest puis, avec une escale à Chaussey, une île des Glénans, Saint Malo. Cdt Éric Saint-Plancat.

Du 30 août 2004 au 3 septembre 2004 : La Pallice, escales aux îles de Belle-Ïle et de Groix, Lorient. Cdt Éric Saint-Plancat.

Du 9 mai 2005 au 12 mai 2005 : Saint Malo, Saint Nazaire. Cdt Jean-Pierre Boin.

Du 16 juillet 2005 au 21 juillet 2005 : Cherbourg, Le Havre. Cdt Michel Péry.

Du 20 août 2005 au 23 août 2005 : Le Havre, escale à Camaret, Brest. Cdt Éric Saint-plancat.

Du 3 octobre 2005 au 5 octobre 2005 : Nice, Cannes. Cdt Jean-Pierre Boin.

Du 4 juin 2006 au 28 juin 2006 : Marseille, escales à Andraix sur l'île de Majorque, à San Miguel et Cabo de Gata en Espagne, Péniche au Portugual et enfin Lisbonne. Le retour s'effectue avec les escales à San Vicente enEspagne et Port Tudy sur l'île de Groix, avant l'arrivée à Nantes. Cdt Jean-Alain Morzadec.

Du 12 septembre 2006 au 21 septembre 2006 : Saint Malo, Fécamp, Saint Malo. Cdt Michel Péry.

Du 17 avril 2007 au 21 avril 2007 : Cherbourg, Brest. Cdt Jean-Alain Morzadec.
Du 6 juillet 2007 au 12 juillet 2007 : Lorient, escale en Bretagne, Boulogne sur mer. Cdt Jean-Alain Morzadec.

Du 31 août 2007 au 3 septembre 2007 : Saint Nazaire, Brest, Douarnenez. Cdt Jean-Alain Morzadec.

Du 4 septembre 2007 au 12 septembre 2007 : Brest, escale à l'île de Batz, Roscoff et, avec une escale à l'île de Groix, arrivée à Lorient.. Cdt Jean-Alain Morzadec.

En 2007, il apparaît sur la liste du ministère de la culture et du patrimoine au titre des bateaux classés monuments historique.

Du 18 mai 2008 au 29 mai 2008 : Le Bélem appareille de Bordeaux et fait une escale à Poto Santo sur l'île de Madère. Cdt Joël Guéna.

Du 19 juin 2008 au 30 août 2008 : Après l'escale à Madère, il effectue sa première traversée de l'Atlantique nord depuis 1986 ! Il accoste à Boston au USA, première étape de son périple en Amérique du Nord, le 19 juin. Le 26 juin, il embarque à Halifax au Canada, des stagiaires pour une magnifique remontée du fleuve Saint Laurent qui le conduit à Québec le 2 juillet, veille du jour anniversaire de la fondation de la ville par Samuel de Champlain. Le navire quitte le Québec le 21 juillet, et embarquele 27 juillet à Gaspé les stagiaires qui participent à la traversée retour, au cours de laquelle ils font une escale de 48 h à Saint Pierre et Miquelon pour saluer la dernière parcelle de cette Nouvelle France. A Lisbonne le 19 août, puis à Toulon le 30 marquent la fin du voyage. Cdt Jean-Alain Morzadec.

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Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

L B V L
L V L V

 

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C'est un trois mâts à coque acier conçut pour le commerce.

Échelle : 1/75ème. Longueur : mm Largeur : mm Hauteur : mm

Période de construction : Début Juin 2009 - .

Principaux bois utilisés : Pitchpin, teck, acajou, sappely, ramin. Métaux utilisés : laiton et pièces de fonderie.

La documentation : Plans de base du Bélem fournit par la société Soclaine (plans entièrement modifiés et rectifiés). De nombreux sites sur Internet parlant du Bélem. Des renseignements trouvés dans des émissions sur France 5 et sur des extraits de films Gaumont ou d'actualités de l' O.R.T.F.

Beaucoup ne reconnaisse pas ma maquette comme étant le Bélem. Je comprends leurs réactions mais je certifie que cette maquette est bien le Bélem en 1896 dans la configuration de ses premières années de navigation.

En lisant le cahier des charges des chantiers navals de Dubigeon, nous pouvons en déduire les différences et modifications du Bélem entre 1896 et aujourd'hui.

Cette maquette m'a demandé .. d'heures de travail pour la coque et les aménagements et .. heures de travail pour le mât, voiles et cordages.

C'est ma quatorzième maquette.

Le choix de ce bateau n'est pas de moi. Ce sont mes enfants qui ont décidé pour mon anniversaire que ce serait ma prochaine maquette de voilier.

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