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Ce ketch de cabotage est né dans le port de Plymouth en Angleterre. C'est en 1891 qu'il est lancé et il restera en service jusqu'en 1953.

Longueur hors tout: 22,45 mètres. Largueur: 50 mètres. Hauteur: 23,75 mètres. Déplacement: 1200 tonneaux.

Ce ketch est typique de la côte Ouest anglaise. Grâce à sa grande manœuvrabilité, il peut entrer dans tous les ports pour charger ou décharger des marchandises sur le quai.

A l'origine, ce navire avait une mâture de polacre. Elle fut remplacée par une mâture de ketch, d'où sa dénomination. Il faut bien reconnaître que le voilier le plus prisé, à cette époque, est le cotre. Mais avec le rajout d'un second mât, ce cotre devient un ketch, un yawl, un cotre à tapecul ou un dundee, voire une goélette. La différence n'est pas toujours bien marquée. Le positionnement des mâts, le fait que la bôme d'artimon dépasse l'arrière ou non, la taille des voiles, l'ensemble de ces critères déterminent le type de bateau. Sur le ketch, le mât d’artimon est implanté devant la barre franche. Sa voile d’artimon est de surface plus importante et son gréement est plus puissant et plus facile à manœuvrer. Mais ce bateau est moins bon marcheur qu’un cotre.

Comparaison des types de voiliers gréés en voiles bermudiennes
Cotre
Ketch
Dundee
Goélette

Au début du siècle, ce type de grand chalutier à voiles remplace les cotres. La puissance extraordinaire de ces ketchs leur permet de tracter un chalut de grande taille, tout en conservant un équipage réduit: quatre hommes seulement pour un bateau de cette taille. Au cabotage, il s’avère plus rapide et plus maniable que les cotres et les dundees.

En 1926, la mâture du Clara May est réduite et on lui installe un moteur semi-diesel de deux cylindres et de 50 CV. Il est resté en service jusqu'en 1953.

Un autre schooner , du même nom, a été construit au Canada, sur l'île du Prince Edouard, par Christopher Lepage . Ma maquette arbore le BRITISH RED ENSIGN à la corne d'artimon. Il s'agit en fait de la combinaison du drapeau de l'Union Jack anglais et du rouge canadien. Des variations seront utilisées entre 1870 et 1960 par l'apposition des blasons pour chaque région/province dans sa partie droite. Sous sa forme originale, le BRITISH RED ENSIGN est un héritage de l'insigne civil de l'Angleterre de 1650 (précédemment adopté par la marine royale anglaise en 1625). Ce drapeau est également connu comme drapeau de météore et a été largement répandu sur les bateaux marchands pendant la période coloniale du Canada. La Confédération de 1867 avait réuni l'Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick en un seul dominion autogéré et cet insigne était le premier drapeau national (le Canada aura son indépendance qu'en 1929). En 1965, le Canada changera son drapeau en conservant la couleur rouge mais avec une bande centrale blanche faisant ressortir la feuille d'érable rouge.

Le chantier était situé à Rustico, dans l'arrière cour de sa ferme, à un demi mille de la rivière Hunter. Cette situation pittoresque lui a valu, de la part des voisins, le nom de la "Folie de Christopher". Son bateau a été baptisé du nom de ses filles Clara et May qui sont mortes dans leur petite enfance. Sans aucune formation de charpentier de marine, Christopher s'attelle à la tâche avec ses deux fils, au début de l'hiver 1889. Au début de l'hiver, les plans sont dressés pour un schooner de 80 tonnes ainsi qu'un modèle réduit. Le bois et le matériel naval étant rares dans cette contrée, il se les procure à Springton à 12 milles de là. Pour quarante dollars, il obtint les cinquante acres de bon bois dur, découpés suivant ses souhaits. Au début de 1890, le travail du transport du bois a commencé. Le temps est au froid, orageux et c'est à la nuit tombée qu'il arrive à sa ferme. Très vite, la quille s'étend sur des blocs de terre et à la mi-mars, le ketch a pris un aspect concret avec la forme des couples. Rejoint par trois hommes, il lui faudra tout l'été pour boulonner couples et varangues et préparer le bordage. Puis les planches de bordée sont arrivées et avec elles d'autres hommes se sont joints à l'aventure. Maintenant, 10 hommes poursuivent le travail avec difficulté. C'est la pose du bordage suivi du calfatage et ses milliers de coup de maillet. Début mars 1891, la coque est prête et la mise à l'eau du navire peut avoir lieu. Durant 6 jours, le bateau est tracté sur des madriers par des attelages de chevaux. Le lancement s'effectue en présence d'une grande foule sur des eaux recouvertes de glace. La coque à flot, elle peut recevoir la carlingue, le gaillard, les longerons et le pont ainsi que tous les aménagements et le gréement. Les voiles sont confectionnées par le maître voilier Kennedy à Charlottetown pour un coût considérable de 250 dollars. En 1891, pour la fête nationale du Canada, avec un équipage de 4 hommes, le Clara May prend la mer. Il longe la côte avec un vent vif de Nord laissant le public juger de ses qualités. Il transporta du charbon, du bois de charpente, de la pierre à chaux et des produits de la ferme. Ces escales furent Sydney, Glace Bay, Halifax, Pictou, Port Hood, Miramichi, New Castle, Port Daniel et Kennedy. En automne 1898, de retour de Halifax, en vue du port de Jeddor, le Clara May a un problème à la barre qui ne répond plus. Évitant la barre rocheuse de l'entrée du port mais malmené par les puissants rouleaux de l'océan Atlantique, le ketch est roulé sur la plage de Pebby laissant apparaître toute sa coque.

Sources : Notice de la maquette "Clara May" de Artésania Latina, Encyclopédie "Tout l'univers", et le site : www.islandregister.com.

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Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Ancre et écubier Cloche Compas Cuisine
Cabine de descente Vue arrière Guindeau Feu de position
Panneau de cale Pied du grand mât Pompes des cales Pont arrière
Trou d'homme Roue du gouvernail Treuil Vue avant
Rouf du gouvernail Pied du mât d'artimon Drapeau Mât de beaupré

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C'est un ketch anglais de travail.

Échelle : 1/50ème. Longueur : 490 mm Largeur : 70 mm Hauteur : 475 mm

Période de construction : 1994.

Principaux bois utilisés : mu kali, manzonia, sapelly, buis, tilleul et samba. Métaux utilisés : laiton et pièces de fonderie.

La documentation provient de la société « Artésania Latina »  et du guide des gréements.

Cette maquette m'a demandé 200 heures de travail pour la coque et le pont et 120 heures de travail pour les mâts, voiles et cordages.

C'est ma troisième maquette. Je l'ai choisie, par nostalgie de cette époque, où le transport maritime se faisait encore avec des bateaux à voiles.

 

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