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Ce type de thonier fut construit à la fin du XIXème siècle. Il naviguera de 1900 à 1950. Longueur hors tout: 17 mètres. Largueur: 2,20 mètres. Hauteur: 18 mètres. Déplacement: 50 tonneaux.

C’est effectivement un «  Dandy » par l’élégance de sa coque et de son gréement, d’où le surnom français de dundee qui dérive visiblement de l’anglais ou bien du port écossais du même nom. Sa dénomination de dundee vient de l'anglais mais on l'appelle aussi cotre à tapecul fixe. Ce nom est dû, entre autre différence, à sa bôme du mât d'artimon qui dépasse le tableau arrière, contrairement au ketch qui la voit s'arrêter avant.

Les premiers dundees firent leur apparition aux chantiers des Sables d’Olonne vers 1890, avant de se répandre dans les chantiers de Concarneau, de Camaret et d’Étel. La Marie-Jeanne est un dundee-thonier de Concarneau. Il fait partie de la grande flotte des voiliers de pêche au thon blanc et est la fierté des pêcheurs bretons. La longue voûte arrière est sa faiblesse, à savoir une fâcheuse propension à s’affaisser sous le poids des tonnes d’eau d’une déferlante, fragilité qui fut fatale à de nombreux thoniers lors de l’effroyable tempête qui sévit en Atlantique en 1930.

La pêche au thon nécessite des bateaux solides et assez rapides. Les pêcheurs ont d'abord utilisé des bateaux construits à d'autres fins mais ils étaient généralement trop lourds. Ce type de voiliers se fixa à la fin du XIXème siècle. La Marie-Jeanne est immatriculée à Concarneau. C'est un navire fortement voilé et embarque une douzaine d'hommes. Ils pêchent le thon de juin à octobre et partent jusque sur les côtes de Mauritanie. Les voyages durent jusqu'à deux mois suivant que le thon est près ou loin des côtes. Tous les travaux se réalisent sur le pont aux intempéries. Ce thonier est équipé de deux longs tangons articulés dans un double sabot au pied du grand mât. Sept lignes étaient frappées sur les 20 mètres des antennes abaissées lors de la pêche. Cinq autres lignes aux noms… surprenants étaient lancées depuis le couronnement, lisse qui surplombe le tableau. Et puisque les premières chambres froides n’apparurent que tardivement, les thoniers à voiles étaient pourvus d’un râtelier - les « bois de thon » - couvrant une partie du pont entre le grand mât et le roof d’accès à la chambre de l’équipage. Les thons tués d’un coup de picot derrière la tête y étaient suspendus par la queue par centaines et recouverts d’un prélart pendant le retour au port, lequel pouvait s’éterniser faute de vent. Si bien que les pêcheurs redoutaient à raison le nez de la « goûteuse », dont l’odorat infaillible déterminait le cours de la vente à la criée.

La tendance à la motorisation et la rentabilité a contribué à faire disparaître cet élégant thonier aux voiles multicolores. L'évolution de la pêche et l'apparition du moteur diesel vers 1930 font que les marins se convertissent, non sans réticence, à cette nouvelle propulsion bruyante et coûteuse. Le déclin des thoniers à voiles commencent pour disparaître au début des années 1950. La flotte de pêche continue son évolution avec le passage des coques en bois par l'acier, la congélation et les chalutiers deviennent plus performants devenant des navires semi-industriels.

Sources : les revues "Le modèle réduit de Bateau" et du "Chasse-marée" et le site : www.acdev.com.

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Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Vue arrière bâbord La proue Les "bois de thons" Gros plan sur les perches
La poupe Le mât de beaupré Le pont arrière Le ton du mât
Le treuil L'ancre Feu de navigation

 

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C'est un dundee-thonier de travail. Échelle : 1/50ème. Longueur : 340 mm Largeur : 42 mm Hauteur : 360 mm Période de construction : 1995.

Principaux bois utilisés : manzonia, sapelly, buis et samba. Coque en « Art Wood » (matériaux composites moulés). Métaux utilisés : laiton et pièces de fonderie.

La documentation provient de la société « Artésania Latina »  et d’un livre de modélisme naval, voiliers traditionnels.

Cette maquette m'a demandé 80 heures de travail pour la coque et le pont et 60 heures de travail pour les mâts, voiles et cordages.

C'est ma quatrième maquette. Je l'ai choisie pour mes enfants, au cas où ils voudraient construire une maquette car elle est facile à réaliser. Mes enfants n'étant pas inspirés, je l'ai donc réalisée.

 

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