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C'est l'une des premières frégates françaises mixtes. Il s'agit d'un trois mâts barque avec propulsion par voiles et vapeur par roues.

La mise en chantier débute en 1841 et le lancement du navire a lieu en 1843.

Longueur hors tout: 83,5 mètres. Largeur: 26,5 mètres. Hauteur: 15,5 mètres. Déplacement: 2568 tonneaux.

Ce navire dispose d'une propulsion de conception avancée pour l'époque. Il conserve la nature typique des frégates et n'est pas très utilisé par l'armée pour les combats mais plutôt pour le transport de troupes.

En 1841, c'est le règne de Louis Philippe (9 août 1830: 24 février 1848). Sous la monarchie de Juillet, la signature à Londres de la convention des détroits interdit l'accès à tous les navires de guerre. Le 25 février 1848, la IIème République est proclamée. Le 10 décembre de la même année, Louis Napoléon Bonaparte est élu président de la République. Le 30 novembre 1853, le Tsar Nicolas 1er désire annexer Constantinople et les détroits afin d'accéder à la mer Méditerranée. Il ordonne à la flotte russe, commandée par l'amiral Pavel Nakhimov (1802 - 1855) de détruire la flotte turque dans le port de Sinope sur la mer Noire (1853, dernière bataille de l'époque de la Marine à voile) et fait brûler une partie de la ville. La flotte russe coulera 15 des 16 navires turcs sans subir la moindre perte. Les Russes occupent la Moldavie et la Valachie, au nord du Danube. Ceci soulève un tollé en France et en Angleterre. Le 27 mars 1854, la France et l'Angleterre déclarent la guerre à la Russie pensant que leur suprématie navale leur permettrait de remporter rapidement la victoire. C'est le début de la guerre de Crimée ( 1853 - 1856 ) et l'Orénoque fait partie de la flotte envoyée en mer Noire sous le commandement du maréchal Saint-Arnaud puis par Pélissier. Un corps expéditionnaire franco-britanique, débarqué à Varna, au sud du delta du Danube, oblige les Russes à lever le siège de Silistra et d'évacuer la Moldavie et la Valachie. Pouvant remonter certains fleuves grâce à sa propulsion à vapeur, la frégate est utilisée pour le transport des troupes. Les armées françaises, commandées par Saint-Arnaud, et britanniques, sous les ordres de lord Raglan, débarquèrent à Eupatoria le 14 septembre 1854. En dépit de victoires coûteuses sur les Russes ,batailles de l' Alma , 20 septembre et de Balaklava, 25 octobre, et après la déroute des troupes russes à la bataille de l'Alma et au renoncement de Saint Arnaud à poursuivre l'ennemi, le prince Alexandre Menchikov décide du répit qu'il lui est donné pour saborder une partie de sa flotte dans la rade de Sébastopol. Le 26 septembre 1854, l'Orénoque participe au siège, devant Sébastopol dans la presqu'île de Crimée, de la puissante forteresse et quartier général de la flotte russe en mer Noire (l'amiral Pavel Nakhimov commande la Défense de Sébastopol face aux forces anglo-françaises, dont la supériorité est considérable en hommes comme en armement. Il est mortellement blessé au cours des combats). Le siège va durer presque un an. La bataille d'Inkerman, 5 novembre, et la guerre de tranchées s'éternise, les Russes refusant d'accepter les conditions de paix des alliés. La bataille de Sébastopol, brillamment défendue par Todleben, se termine par la prise légendaire de la tour de Malakoff par Mac-Mahon . Le tsar Alexandre II succède à Nicolas 1er et les Russes capitulent le 8 septembre 1855.

Napoléon III avait laissé des troupes à Rome depuis 1864 dans l'attente des événements de la Papauté mais aucun accord ne se dessinait entre la maison de Savoie et le pape Pie IX . Bien lui en prit, puisque Garibaldi attaqua en 1867, avec l'accord du gouvernement italien. Un corps français de renfort fut envoyé à Pie IX. La bataille de Mentana, où les "chassepots firent merveille", ne résolue pas la crise qui en resta au même point. Le 19 juillet 1870, la guerre est déclarée à l'Allemagne. Le 4 septembre 1870, Napoléon III est prisonnier de guerre au château de Wilhemshohë, (Adolphe Thiers deviendra Président de la République en août 1871), la IIIème République est proclamée. Le 30 octobre 1870, l'officier Léon Briot quitte Toulon. Il est alors affecté au commandement de la frégate Orénoque avec 267 hommes placés sous son commandement. Il séjournera longtemps à Civita-Vecchia , de 1870 à 1874. En juin 1871, des incidents surviennent lors d'un exercice en mer. Deux embarcations de la frégate, poussées par les courants, sont entraînées sur les brisants à l'entrée du port de Civita-Vecchia. Les pertes s'élèvent à 6 morts et 12 blessés. Le 29 juillet 1872, bien qu'ayant atteint l'ancienneté dans le service à bord de l'Orénoque, le ministre de la Marine décide de maintenir Léon Briot dans le poste. Le 2 janvier 1873, il est promu capitaine de vaisseau. Pendant le premier semestre de 1873, l'Orénoque participe au siège de Rome en Italie et il est ravitaillé par l'aviso Utile. Le 29 octobre 1873, les français débarquent dans la rade de Civita-Vecchia pour empêcher Guiseppe Garibaldi de prendre Rome et de chasser le pape Pie IX. Le 16 octobre 1874, l'Orénoque quitte Civita-Vecchia et rentre à Toulon.

Le 30 janvier 1875, monsieur Henri Wallon est élu président de la République. Le déclin des navires mixtes commence et ils sont peu à peu remplacés par des bateaux à vapeur à hélice.

En 1878, la troisième exposition universelle a lieu à Paris. C'est aussi la fin de la carrière militaire de l'Orénoque qui est définitivement rayé de l'armée française. Il est transformé en baleinier et c'est le long des côtes de Terre Neuve et des îles de Saint Pierre et Miquelon qu'il participe à la chasse à la baleine.

Sources : Encyclopédie "Tout l'univers" et encarta, Histoire de France par le Duc de Castille, le musée de la marine nationale à Paris et le site : www.shinycapstar.com .

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Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Proue et ancre Mât de beaupré Guilbre Gaillard avant
Mât de misaine Détails des haubans de misaine Pont principal Carter de la roue à aube
Barque sur les carters Gros plan sur la roue à aube Pied du grand mât Échelle de coupée
Passerelle Passage bâbord Hune Barque sur pantoirs
Accès vers la passerelle Cheminée Rouf et claire voie Vue arrière bâbord
Poupe Grand mât et mât d'artimon Bouteille tribord Dunette
 
Rouf de gouvernail Chaloupe Tableau arrière  

 

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C'est la réplique de l' "Orénoque" de 1848.

Échelle : 1/100ème. Longueur : 835 mm Largeur : 127mm Hauteur : 455 mm

Période de construction : De décembre 1989 à janvier 1992.

Principaux bois utilisés : noyer, acacia, tilleul, buis, pin et sapelly.

Métaux utilisés : cuivre, laiton et plomb.

La documentation provient des plans de la revue "Bateau" et de la société "Mamoli". Elle est complétée par celles du musée de la marine (situé au Palais de Chaillot) et de l'état major du service historique de la marine nationale ainsi que des conseils de Pierre Corbières, maquettiste.

Cette maquette m'a demandé 438 heures de travail pour la coque et les ponts et 500 heures de travail pour les mâts, voiles et cordages.

C'est ma première maquette et je l'ai choisie car c'est une frégate française et les navires voiles-vapeurs sont rares.

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