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Ce cotre a été dessiné par le célèbre architecte naval Williams Fife Junior, 3ème du nom, né dans le petit village de Farlie en Écosse sur les rives de la rivière Clyde. Sa construction est confiée au chantier Gridiron and Workers de Carrigaloé à coté de Crosshaven en Irlande. C'est en 1898 qu'est lancé ce petit yacht du nom de Yum.

Longueur hors tout: 15,10 mètres. Largeur: 2,93 mètres. Tirant d'eau: 2,15 mètres. Déplacement: 10 tonnes.

Bien des yachts connus ont été conçu par ce designers. Pour n'en citer qu'un, la commande de sir Thomas Lipton pour Shamrock, en 1899, qui participa à la coupe de l'América.

Pour en revenir à Yum, c'est avec un moteur de 160 mètres carrés de belle toile qui le propulsait à plus de 16 nœuds qu'il faisait partie des cathédrales de voiles. Yum est destiné aux régates et aux courses comme la coupe de l'América. En 1902, ce cotre est racheté, par monsieur André Hachette, et change de nom pour devenir Griselidis. En 1907, il rejoint le port du Havre après être revendu et devient Mayda. En 1910, il redevient Griselidis après un nouveau changement de propriétaire. De 1912 à 1933, il poursuit une carrière mouvementée et portera successivement les noms de Cora II, Panurge et Butterfly.

En 1935, monsieur Lebec l'achète et le baptise Pen Duick, qui veut dire « mésange noire » en breton.

En 1938, monsieur Guy Tabarly, le père d'Éric, achète ce cotre et, en accord avec la famille Lebec, garde le nom de Pen Duick. Il est alors équipé d'un petit moteur d'appoint et va naviguer dans les eaux bretonnes avec un très jeune matelot qui en devient fol amoureux.

Durant la seconde guerre mondiale, le cotre est caché au bord d'une rivière vaseuse et échappe aux bombardements allemands et alliés. En 1950, monsieur Guy Tabarly envisage de se séparer de Pen Duick car les réparations sont nombreuses et le cotre est vieux. Éric est désespéré et s'oppose à la vente en dissuadant les futurs acheteurs.

En 1952, devant le désespoir de son fils, le père finit par lui faire cadeau de Pen Duick . Bien que faisant partie de la marine française et participant à des courses de voiliers pour le compte de l'armée, Éric commence la reconstruction de Pen Duick qui s'avère longue et très chère. C'est avec l'aide des chantiers Costantini à Saint Philibert que le rêve d'Éric se réalise peu à peu. La coque sert de moule pour une coque en polyester coque en polyester, opération inédite à l'époque. Les travaux vont durer de 1956 à 1958.

En 1961, Pen Duick prend part à la Fastnet avec Éric Tabarly comme skipper.

En 1964, Éric construit un autre bateau, Pen Duick II, avec lequel il participe à la transat en solitaire. Première grande victoire du skipper qui va l'inciter à courir de nombreuses courses en construisant d'autres Pen Duick et il va délaisser son vieux cotre pour un temps.

Source : Club Pen Duick

Pen Duick - 1898

Le cotre mythique et centenaire de Éric Tarbarly.

Pen Duick II - 1964

Le ketch de 13,60 mètres en contre-plaqué marine avec lequel il remporte la transat en solitaire (Ostar) en 1964.

Pen Duick III - 1967

La goélette de 17,45 mètres a une coque en aluminium. Elle fera l'Amiral Cup, Channel Race et la Fastnet.

Source : Pen Duick.com

Source : Bluegreen

Pen Duick IV - 1968

Le premier trimaran de 20 mètres en aluminium à mât tournant. Il sera racheté et rebaptisé Manuréva par Alain Colas. Disparu, corps et bien en 1978 lors de la course de la Route du Rhum.

Pen Duick V - 1968

Le premier sloop à ballast de 10,50 mètres. Il participera à la Transpacifique.

Pen Duick VI - 1973

Gréé en ketch de 22,25 mètres, il est en aluminium et conçu pour la Whitbread. Il remporte la Transat en 1976. C'est le plus rapide de tous les Pen Duick.

Source : masmar.com

Source : Yacht-magazine

Paul Ricard - 1980

Ancêtre de l'hydoptère, le trimaran de 16,50 mètres est conçu pour "voler" au dessus des vagues. Éric Tarbarly battra à son bord, le record de la traversée de l'Atlantique en 1980.

Côte d'Or - 1985

'Le maxi-monocoque avec lequel il participe pour la quatrième fois à la Whitbread. Il connaît des problèmes avec la quille.

Côte d'Or II- 1985

Le trimaran à foils concourra dans la Route du Rhum. Sa coque est conçu à partir de la coque centrale de Paul Ricard. Le flotteur tribord se brise. L'année suivante le bateau chavire lors de La Baule - Dakar.

En 1983, c’est aux mains expertes de Raymond Labbé qu'est confié la restauration de ce voilier mythique et lui redonner une nouvelle jeunesse. Éric en est toujours propriétaire. Une esthétique avec un pont en pin d'Oregon, roufs et claires-voies en acajou, accastillages en bronze, et voilà Pen Duick redevenu un yacht magnifique. Les travaux dureront six ans et un nouveau moteur d'appoint de 18 CV est installé à l'avant du mât. Les nouvelles voiles sont taillées par Victor Tonnerre. Enfin en 1989, Pen Duick rejoint les voiles de la liberté à Rouen. Depuis, le cotre est entretenu régulièrement.

Au printemps 1998, en se rendant au rassemblement des yachts de William Fife et pour fêter les 100 ans de Pen Duick, Éric Tabarly rencontre la mort à bord de celui-ci. Alors qu'il navigue en mer d'Irlande dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, un vent de force 6 et avec des creux de 3 mètres imposent une réduction de la grand-voile. Pendant la manœuvre, Eric est heurté par la bôme et projeté par dessus bord. Il disparaît en mer, face au pays de Galles. Son corps sera retrouvé plusieurs jours plus tard par des pêcheurs. Tous les Pen Duick, hormis Pen Duick IV, sont conservés par la femme d'Éric. Grâce à sa volonté, un musée flottant existe à Lorient et des promenades à bord des Pen Duick sont organisées. Quant au cotre centenaire, c'est sa fille Marie qui le barre.

Il existe un autre bateau se nommant non pas Pen Duick mais Penn Duick. Monsieur Olivier de Langlais, établi à Sarzeau, acheta en 1894, un voilier de 5 tonneaux baptisé Penn Duick ( avec deux N à PENN ) à monsieur Bouruer-Aubertot. Ce dernier l'avait commandé aux chantiers Texier de Gennevilliers en France et l'avait francisé à Vannes le 5 septembre 1892. En 1896, ce voilier est revendu à monsieur Meynadier de Marseille, sous le nom de Mésange. Puis il est racheté en 1902, pour le fils Amédée à monsieur du Perray qui l'avait baptisé Yalc'bik II et redevient Penn Duick.

Ce cotre, dessiné par monsieur Guédon, ressemble à s'y méprendre au Yum, futur Pen Duick d'Éric Tabarly, mis à l'eau par Fife en 1898. Il n'est pas exclus que Penn Duick et Pen Duick ( appelé alors Griselidis ) aient régaté ensemble vers 1907, d'après le Yacht Club qui retrace les régates de Trouville et du Havre.

Intrigués par cette énigme, il s'avère que Penn Duick, ex Yalc'bik II, fut mis à l'eau le 13 septembre 1896, au chantier Goasdoué de Paimpol pour monsieur du Perray. Un hebdomadaire cite le brillant palmarès de ce cruiser rapide qui, cette année-là, a remporté huit premiers prix et un second sur onze régates disputées. L'année suivante, il remporte six régates. On ne peut rien conclure de ces recherches. La seule différence entre ces deux voiliers est leur longueur à la flottaison ( Yum à 9,25 m et Penn Duick à 10,04 m ). Concernant l'antériorité des plans, il ne fait aucun doute que le yacht dessiné par Guédon est antérieur de deux ans à celui de Fife. De là, à penser que l'écossais a copié le français, il y a un pas que tous, nous nous garderons de franchir.

Sources : Le livre"Mémoires du large" de Éric Tabarly, les revues "Le modèle réduit de Bateau" n°379 et du "Chasse-marée" n° 119.

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Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Vue bâbord arrière Proue Claires voies Gréement
Pied du grand mât Pont Poupe Treuil
Baignoire Palan de bôme Rouf Tonture
Roof Flèche Pen Duick I & II à Brest Éric Tabarly

 

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C'est la réplique de Pen Duick avant sa coque en polyester.

Échelle : 1/30ème. Longueur : 590 mm Largeur : 105 mm Hauteur : 740 mm

Période de construction : 1993.

Principaux bois utilisés : acajou, poirier, hêtre et samba. Métal utilisé : laiton.

La documentation provient de la société Briot. Celle-ci est complétée par les livres d'Éric Tabarly, le magazine « Voiles et voiliers », le modèle réduit de Bateau N°379 de juin 1995 et différents livres parlant de yachts de courses.

Cette maquette m'a demandé 150 heures de travail pour la coque et le pont et 60 heures de travail pour le mât, voiles et cordages.

C'est ma deuxième maquette et je l'ai choisie car j'admire Éric Tabarly.

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