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Sources

Les différents Pourquoi Pas? (1893 ~ 1936)

L'expédition du Pourquoi Pas? en Antarctique (1908 ~ 1910)

Les expéditions du Pourquoi Pas? en Arctique (1925 ~ 1936)

Le naufrage du Pourquoi Pas? (1936)

Sources
Sites Internet
Livres & revues
Revue le chasse-marée n° 24 de 1996
Encyclopédie Hachette en 21 volumes
J.B. Charcot Bulletin du Y.C.F
Le "Polar Gentleman" de Marthe Emmanuel

Jean Baptiste Charcot a eu plusieurs "Pourquoi pas?".

Son 1er Pourquoi pas? (1893-1896) est un cotre en bois, de 26 tonneaux construit pour Charcot par les chantiers Bonnin et Damon, à Bordeaux, sur plans Sahuqué, en 1893. Il le vend en 1896, à A. Fabre et J. Bonnasse qui l'appellent Nirvanah.

Son 2ème Pourquoi pas? (1896-1897 puis 1899-1901) est une goélette en bois, de 110 tonneaux. Elle est construite par Fife, en 1879. Elle est baptisée Aline puis devient Saint Bryde lorsqu'elle est achetée en 1896, par M. de Chabannes la Palice. Vendu en 1897 à M. Calvet, il la rebaptise Linette. Charcot la rachète en 1899 et la nomme Pourquoi pas?. Il la revend fin 1901.

Son 3ème Pourquoi pas? (1897-1899) est aussi une goélette de 86 tonneaux, à vapeur mais en fer. Elle est construite par Scott et Cie, en 1878. Ex-Gréta, elle est achetée en 1897 au baron Oppenheim. Elle est revendue en 1899, à M.F. Empain.

Son 4ème Pourquoi pas? (1903-1905) est un trois mâts goélette en bois, de 250 tonneaux, à machine auxiliaire à vapeur. C'est pour réaliser une expédition en Antarctique que Charcot fait construire cette goélette par la Société de Constructions Navales de Saint Malo (directeur M Gautier père) en 1903. Mais une telle opération nécessite beaucoup d'argent. Charcot investie une grande partie de sa fortune personnelle sans toutefois suffire à clore le financement et espère un soutien financier de la France, lequel ne viendra pas. C'est grâce aux énormes efforts financiers du chantier Gauthier et à la souscription nationale lancée par le journal Le Matin que le budget sera bouclé. Pour remercier tous les français qui ont participé à hauteur du tiers du coût de l'opération, soit 150 000 francs, et à l'initiative du quotidien, Jean Baptiste Charcot change le nom du bateau juste avant le lancement pour le baptiser le Français.

Il est vendu au gouvernement argentin en 1905, après la première expédition polaire de Charcot en Antarctique.

Son 5ème Pourquoi pas? (1908-1936) est un trois mâts barque en bois, de 445 tonneaux, à machine auxiliaire à vapeur. C'est ce navire qui est inséparable du nom de Charcot.

Le lancement du navire a lieu en 1908.

Longueur hors tout: 40 mètres. Largeur: 9,20 mètres. Creux: 5,10 mètres. Déplacement: 445 tonneaux. Puissance: 550 Cv. Vitesse: 8 nœuds au moteur, 10 à 11 nœuds à la voile.

Le "Pourquoi pas?" est mis en chantier en 1907 à Saint Malo , d'après les plans de la Scotia. Le père Gautier, architecte et constructeur naval, en dessinera les lignes et réalisera la construction. Tous les matériaux du navire sont prévus pour résister à la rudesse du climat polaire. Il est équipé d'une grande cheminée qui en fait une de ses caractéristiques mais l'amélioration principale tient en une chaudière à double foyer en parfaite adéquation avec le bateau. La proue est consolidée par des tôles de fer et de zinc. Il possède trois laboratoires et une bibliothèque comprenant environ 1500 livres.
Petit détail, un tonneau, servant d'abri à la vigie, avec un téléphone qui le relie à la dunette, est installé en tête du grand mât. Au-dessous de la passerelle, fixée contre la timonerie, une plaque de cuivre et d'argent représente le navire dans les océans polaires. Cette pièce est offerte à Charcot pour son intervention lors de la révolte des boxers en Chine: intervenu auprès du ministère de la Marine, par l'intermédiaire d'un membre du Yacht Club de Paris, il a sauvé un missionnaire et ses disciples d'une mort qui semblait inévitable.

Une autre pièce, peu banale, constitue une partie de l'armement du navire : il s'agit d'un petit canon avec lequel le chimiste Eugène Turpin réalise les essais de la mélinite en 1887. Ce cadeau de l'inventeur est fixé sur le pont, à bâbord, près de la timonerie.

Le 18 mai 1908, le "Pourquoi pas?" est achevé. Madame Charcot est la marraine tandis que monsieur Paul Doumer, président de la Chambre des députés, en est le parrain.

Première expédition du Pourquoi pas? en Antarctique 1908 - 1910 .

C'est la deuxième expédition du commandant Charcot qui a déjà effectué une mission en Antarctique à bord du trois mâts goélette le Français de 1903 à 1905. Presque tous les hommes d'équipage du Français répondent présent pour cette nouvelle aventure.

Une solide annexe, des baleinières, des doris et des traîneaux automobiles sont embarqués. Après les essais et diverses finitions, le Pourquoi pas? quitte le Havre le 15 août 1908.

La première escale s'effectue à Cherbourg pour charbonner. Le Pourquoi pas? y restera huit jours, bloqué par une tempête sévissant en Manche. Une sortie tentée au cours d'une embellie se solde par un échec et oblige le bateau à se réfugier à Guernesey.

Le 5 septembre, il reprend sa route et relâche à l'île de Madère puis aux îles du cap Vert. Les escales à Rio de Janeiro et à Buenos Aires en Argentine suivent. La dernière étape, avant les glaces de l'Antarctique, est Punta Arenas , en Terre de Feu au sud du Chili, pour débarquer Meg, la femme du commandant Charcot, qui a participé au voyage depuis la France.

Le 1er décembre 1908, le Pourquoi pas? entre dans le détroit de Magellan. Il passe le cap Horn sans problème, et rencontre les premiers icebergs aux trajectoires changeantes et incertaines.

L'expédition passe quelques jours avec des baleiniers norvégiens dans le cratère de l'île Déception . Charcot accepte ravitaillement et assistance des norvégiens au cas où il en aurait besoin lors de son voyage retour.

Le Pourquoi pas? atteint Port Lockroy , sur l'île d'Anvers sans encombre, puis l'île Wandell. Une reconnaissance est effectuée du coté des îles Berthelot.

Durant les premiers jours de janvier 1909, le Pourquoi pas? heurte brutalement une roche affleurante devant le cap Tuxen au sud de l'île Petermann. Cela provoque une avarie dont il est difficile d'évaluer les dégâts. Des morceaux de coque ont été déchiquetés et remontent à la surface mais le moteur n'a pas été endommagé. Malgré tout, le bateau continue sa route vers le Sud, découvre la baie Marguerite et reconnaît la terre Adélaïde. La péninsule explorée, Charcot décide de forcer le pack (blocs de glace d'eau de mer dérivants) pour tenter de s'approcher de la terre Alexandre 1er, mais jugeant que la situation du bateau devient préoccupante suite à l'échouage, il fait route pour trouver un lieu d'hivernage.

Port-Circoncision sur l'île Petermann se révéle être un bon abri avec ces eaux calmes comme celle d'un lac, chose rare dans les mers agitées de l'océan austral. Le bateau semble être en sécurité même si la houle du détroit de Penola peut pénétrer dans la baie. Comme pour l'hivernage de la première expédition avec le Français, différentes installations sont montées à terre tandis que le voilier est dégréé. Des efforts sont faits pour réparer les dommages de la coque. Après un examen approfondi, il apparaît qu'ils sont superficiels et que peu d'eau s'est infiltrée dans la cale. Elle sera facilement expulsée par les pompes automatiques.

Le 14 janvier 1909, le Pourquoi pas? atteint les limites des terres connues. C'est donc à partir du navire que s'effectueront le travail scientifique et les explorations.

En avril 1909, la température descend jusqu'à -70° Celcius et certains membres de l'équipage, y compris le commandant Charcot, souffrent du scorbut.

De juillet à octobre, les travaux météorologiques et scientifiques se poursuivent ainsi que l'exploration de terres nouvelles. Le 14 juillet 1909, un feu d'artifice vient saluer notre fête nationale.

Le 25 novembre 1909, c'est avec un soulagement général que le Pourquoi pas? quitte son mouillage d'hivernage.

Un charbonnage est réalisé à l'île Déception auprès des norvégiens. Une période de doute envahit l'équipage lorsqu'un scaphandrier norvégien les informe du mauvais état de la coque suite à l'échouage. Une grande section de la quille a été déchirée. Charcot déçu par les résultats de l'hivernage refuse de renoncer à sa campagne d'été.

Le 7 janvier 1910, il donne l'ordre de faire route au sud-ouest. Il se sert du nid de corneille dans sa mâture pour guider le bateau dans les chenaux de glace.

Le 11 janvier, ses vœux sont comblés : l'expédition aperçoit la terre Alexandre 1er sous un nouvel angle et en améliore le relevé cartographique. Une terre découverte par 70° Sud et 76° Ouest (coordonnées rectifiées par la suite en 69°45' Sud et 75°15' Ouest) reçoit le nom de terre Charcot , en hommage à son père. Le Pourquoi pas? reprend sa route vers l'Ouest à la lisière de la banquise, se faufilant dans la brume au milieu des icebergs. Après avoir frôlé l'île Pierre 1er (baptisée ainsi par le navigateur russe Fabien Gottlieb von Bellingshausen en 1820, le seul à l'avoir jusqu'ici approchée), le Pourquoi pas? dépasse la latitude extrême du 70ème parallèle, jamais atteint dans ces parages, longe la banquise jusqu'à 120° Ouest, puis fait prudemment route cap au Nord, les soutes presque vides.

Après dix jours de navigation dans le Pacifique, le Pourquoi pas? entre par l'Ouest dans le détroit de Magellan et mouille dans la petite rade de Puerto Gallante. Le 11 février 1910, il arrive à Punta Arenas et fait route vers la France.

Le 5 juin 1910, le Pourquoi pas? , escorté de deux torpilleurs de la Marine Nationale, remonte la Seine jusqu'à Rouen. Monsieur Depeaux, fondateur du port des yachts, y accueille le Pourquoi pas?. Sa coque est encore couverte des cicatrices glorieuses de l'Antarctique.

De 1911 à 1914, le Pourquoi pas? fera des expéditions dans la mer du Nord comme navire école.

De 1914 à 1918, silence du devenir du Pourquoi pas?. Pas tout à fait! Il est devenu navire école pour les capitaines au long-cours et sa coque a été peinte en noir.

De 1918 à 1925, le Pourquoi pas? est armé chaque été à Saint Malo et affecté à des missions scientifiques de trois mois, aux îles Féroé, en océan Atlantique, en Manche, dans le golfe de Gascogne ou en mer Méditerranée, principalement pour des études de lithologie et de géologie, de dragages, dont le commandant Charcot a mis au point le matériel et les méthodes.

Le 19 juin 1921, à la demande du Professeur Alfred Lacroix, responsable du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, le Pourquoi pas? appareille de Saint Malo, cap au nord. Dix jours plus tard, un débarquement difficile est réalisé par deux marins sur le rocher de Rockall à quelques centaines de milles au nord-ouest de l'Irlande. Il s'agit d'un îlot de 21 mètres de haut, constamment balayé par les embruns, dans les brumes persistantes de la mer du nord. Quelques fragments sont arrachés et analysés. On donne à cette roche le nom de "rockallite". Rocher énigmatique pour la science depuis plus de vingt ans, refuge idéal pour les oiseaux de mer et îlot responsable de nombreux naufrages.

Les expéditions du Pourquoi pas? en Arctique 1925 - 1936 .

En 1925, atteint par la limite d'âge, Charcot perd le commandement du Pourquoi pas? mais demeure à bord en qualité de chef de mission. Le navire va effectuer de multiples expéditions dans le cercle Arctique.

En 1926, l'académie des sciences confie à Charcot une mission en Terre de Jameson , au nord-est du Groenland. Le grand explorateur danois Mikkelsen est embarqué aux îles Féroé . Le navire fait route au Nord par Jan Mayen , puis explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondance de fossiles, des échantillons d'insectes et de flore.

En 1928, le Pourquoi pas? participe à la recherche de l'explorateur Roald Amundsen, disparu à bord d'un hydravion "Latham 47" dans le cercle polaire.

En 1931, dans le cadre de "l'Année Polaire Internationale", la campagne est consacrée à l'implantation de la station de Scoresbysund , avec le concours de scientifiques, des autorités danoises locales et de la main d'œuvre du pays. Elle dure de 1932 à 1933.

En 1934, le Pourquoi pas? installe la mission ethnographique à Angmagssalik (Tasiilaq en Inuit), dirigée par Paul-Emile Victor, où elle séjournera un an.

En 1935, le navire vient rechercher Paul-Emile Victor et ses compagnons Gessain, Pérez et Matter à Kangerlussuaq sur la côte ouest du Groenland et poursuit l'établissement d'une cartographie de cette région. Le 16 septembre 1935, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le Pourquoi pas? réussit à se réfugier dans un petit port islandais.

Le 14 juillet 1936, Charcot et ses collaborateurs embarquent à bord du Pourquoi pas? à Saint Servan. Le navire quitte le port le 16 juillet et atteint Angmagssalik le 5 août pour recueillir et livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Emile Victor qui vient de traverser, d'Est en Ouest, l'Inlandsis en 50 jours.

Le 9 août au soir, il dépose Victor et une famille esquimaude à Kanderdlugssuatsiak, sur la côte ouest.

Le 11 août, le Pourquoi pas ? appareille dans la brume. Il est contraint de se réfugier le 14 août au soir à Isafjord pour cause de gros temps. Il y reste bloqué durant plusieurs jours par la tempête qui suit. L'équipage profite de cette escale forcée pour ravitailler en charbon. Celui-ci se révélera de très mauvaise qualité. Malgré des conditions météorologiques déplorables, Charcot se rend alors le long de la côte dite de " Blosseville", dégagée des glaces, pour entreprendre les sondages demandés.

Le 30 août, le programme est terminé et cap est mis sur Reykjavik, capitale de l'Islande avant de faire route vers Copenhague. Durant cette journée, un arrêt brusque de la machinerie se produit, provoqué par une sévère avarie de la chaudière devenue inutilisable. Le charbon embarqué en est la cause! Sous voilure réduite, le Pourquoi pas? regagne Reykjavik le 3 septembre et les réparations commencent aussitôt. Mais les travaux se prolongent et révèlent une détérioration plus importante que prévue de la chaudière. La sécurité du voyage retour exige une remise en état complète.

Le 12 septembre, les travaux sont enfin terminés, les essais à chaud commencent progressivement. S'ils sont concluants, l'appareillage pourrait se faire le 15.

Naufrage du "Pourquoi pas?" le 16 septembre 1936.

Le 15 septembre 1936 à 7h30, Charcot écrit son dernier message confié à un paquebot anglais avisant son départ.

A 13h, le Pourquoi pas? quitte l'Islande , salué par le consul de France, sa femme et des amis accourus sur le port.

A 16h, la pluie commence à tomber et le temps se bouche. Le vent s'intensifie et le baromètre baisse très rapidement. Le navire progresse vent debout. Maintenant, la tempête est devenue un ouragan. Le Pourquoi pas? ne peut plus avancer et ne réussit pas à gagner un mouillage. A minuit, il faut se mettre à la cape tribord amure. En pleine nuit, balayé par une pluie torrentielle, le compas perturbé par des anomalies magnétiques, la dérive du navire est devenue incontrôlable.

Le 16 septembre 1936 à 3h du matin, le vent forcit. La brigantine est déchiquetée.

A 4h30, c'est au tour de la flèche d'artimon de s'abattre brisant les antennes radio et interdisant de fait tout signal de détresse. Alors que l'aube verse un peu de visibilité, les Myrar et leur côte hérissée d'écueils en face d'Alftanes apparaissent à fleur d'eau autour du bateau. Les mécaniciens poussent la machine afin de pouvoir manœuvrer mais elle est en "fin de vie".

A 5h15, la coque du Pourquoi pas? touche brutalement et à deux reprises le seuil rocheux. Le navire se couche sur tribord. La machine explose et s'arrête. Le bateau est projeté contre un nouveau récif. A bord, c'est la désolation. Debout sur le pont, Charcot aux cotés du commandant Conniat, assiste au désastre. Charcot s'écrie: "Oh! Les pauvres enfants!" et libère Rita , la mouette apprivoisée qui s'envole après avoir reçu une dernière caresse. Le grand voilier français de recherche polaire est perdu avec son équipage et quelques scientifiques, sur la côte froide et grise de Straumfjördur

Seul le maître-timonier Eugène Gonidec échappe à la noyade en s'agrippant désespérément à l'échelle de coupée et en nageant vers la côte rocheuse au milieu des déferlantes. Il est recueilli par un jeune paysan islandais vers 9 heures. Il reprendra ses sens vers 12 heures, après voir été soigné de façon admirable par toute la famille de la ferme du Straumfjördur .

Sur les 40 hommes embarqués on ne dénombre qu'un seul survivant. 17 corps sont engloutis à jamais par la mer. 22 corps sont retrouvés et rapatriés à bord de l' Aude dans la chapelle Notre Dame de la victoire à Saint Malo, port d'attache du Pourquoi pas?.

Le 12 octobre 1936, des obsèques nationales se déroulèrent à Notre Dame de Paris. Jean-Baptiste Charcot est enterré au cimetière Montmartre à Paris. Une stèle a été érigée en 1959 en Islande à la mémoire des marins et scientifiques du Pourquoi pas?..

La mer a rejeté la plaque de dunette en cuivre et argent qui porte les mots "Honneur et Patrie", des morceaux de la barre de gouvernail, un fragment de la cloche du Pourquoi pas?, des bouées de sauvetage et cinq bobines de pellicule photographique qui renfermaient les dernières photos ayant appartenu à celui que l'on surnommait, le "gentleman des pôles"...

 

Remerciements pour les photographies publiées sur cette page à : Mr René Coulomb - Mr Johann Hinriksson - Mr Laurent Cambresy - Mr Helge Larsen - Mr Purtz Guestrow - Mr John Andersen - Mr Claude Renault - Mr C Caplain - Mr Ejnar Mikkelsen et Mr Michel Bardet.

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Quelques vues de la maquette en construction.

La coque Vue du dessus Les roufs
Les treuils Le pont avec les roufs Le mât de beaupré
Le pont principal Vue d'ensemble Gréément du Grand-mât
   
Gréément du mât d'artimon

 

 

Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Mât de beaupré Renforts de proue Tête de proue Ancre
Timonerie Compas de la passerelle Plaque Passerelle
Claire-voie Hune Tête de grand mât Tonneau de vigie
Capot moteur Cheminée Pied d'artimon Roue de gouvernail
Pont central Chaloupe norvégienne Canot Doris
Hublots bâbord Rouf principal Drapeaux Vue de trois quart
Gaillard avant Rouf Treuil Hélice

 

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C'est la réplique du Pourquoi pas? de 1908.

Échelle : 1/75ème. Longueur : 780 mm Largeur : 130 mm Hauteur : 490 mm

Période de construction : De décembre 2003 à mai 2008 en discontinu.

Principaux bois utilisés : acacia, acajou, tilleul, buis, poirier et sapelly.

Métaux utilisés : laiton et plomb.

La documentation provient des plans réalisés par G. Devismes et de la société "Billings Boats". Elle est complétée par un reportage du Pourquoi pas? dans la revue le Chasse-marée n° 24, le livre de J.B. Charcot du bulletin officiel du Yacht Club de France, des nombreuses photographies de différentes provenances et la visite du site internet : les gabiers chimériques.

Post Scriptum :

Avoir beaucoup de documentation est quelque fois un problème. Pour exemple, j'ai réuni tous mes divers plans, des photographies du Pourquoi pas, des vues de maquettes déjà réalisées et les textes parlant du Pourquoi pas?.

De nombreuses divergences apparaissent!

- Le nombre de hublots à bâbord et tribord n'est pas identique. Six d'un coté, sept de l'autre. Ce sont les photographies et les textes qui m'ont apporté cette information qui ne figure sur aucun plan du Pourquoi pas?.

- La passerelle a été modifiée entre le passage du Pourquoi pas dans l'écluse de St-Malo le 25 juillet 1908 et son retour à Rouen de sa première expédition au pôle Sud. Lors de sa construction, une rampe couronnait le toit de la timonerie avec le second compas placé au centre. Une passerelle fut construite de chaque côté du toit de la timonerie, modifiant au passage son accès et les feux de position.

- Le panneau "Honneur et patrie" est fixé au dos de la timonerie. Suivant les expéditions et d'après de rares photographies, un banc était parfois adossé à la timonerie sous la plaque en cuivre.

- Au ton du grand mât, d'après les textes des récits du Pourquoi pas? et quelques photographies, un tonneau (sur cette photo, nous pouvons voir le tonneau ainsi que le drapeau du Pourquoi pas? au mât de misaine, celui du Yacht Club de France au grand-mât et le drapeau français à la corne d'artimon) était fixé pour permettre à la vigie d'aider à la navigation dans la banquise. Je n'ai trouvé aucune représentation de ce tonneau sur les plans.

- A l'arrière, devant la roue de gouvernail, les plans d'origine donnent la position de deux guindeaux. Une photographie dans la revue du Chasse-Marée laisse entrevoir une petite partie d'un des guindeaux mais aucune maquette ne les a représentés!

- Dans les textes, Charcot parle d'un canon offert par le chimiste Turpin et fixé sur le pont à bâbord de la timonerie. Je n'ai trouvé aucune représentation de ce canon.

Cette maquette m'a demandé 450 heures de travail pour la coque et les ponts et 500 heures de travail pour les mâts, voiles et cordages ainsi que certains détails de dernière minutes. Je ne compte pas les heures de recherche pour toute la documentation rassemblée et les points de divergences que j'ai essayé de résoudre.

C'est ma douzième maquette et je l'ai choisie car elle est très riche en histoire et célèbre grâce au Docteur Charcot.

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