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C'est un remorqueur de haute mer.

Dans les années 1960, les grandes mutations de la Marine marchande et les échanges commerciaux s'intensifient sur toutes les mers du globe. Les navires sont confrontés à toutes sortes de dangers et doivent faire face aux tempêtes. Le travail des remorqueurs prend une signification particulière : aider et assister.

Mais avant tout, il faut savoir de quels remorqueurs nous parlons. Ce sont des bateaux petits ou gros mais très puissants et très manœuvrants. Même si les remorqueurs paraissent petits, les navires de fort tonnage ou à faible manœuvrabilité ont besoin de ces derniers pour :

Chaque rôle requiert un type de remorqueur avec des caractéristiques propres :
Les remorqueurs côtiers sont utilisés pour relier des sites isolés, en transportant des marchandises sur une ou plusieurs barges. Ils mesurent entre 15 et 40 mètres de long pour une puissance comprise entre 750 et 3000 kilowatts.

Les remorqueurs de haute mer et de sauvetage sont utilisés pour le convoyage des plate-formes pétrolières jusqu'au site de forage et quelques fois, sur de longues distances. Ils mesurent plus de 50 mètres de long et sont les plus puissants avec de 5 à 15 mégawatts. Ils ont une grande autonomie, sont capables de supporter le très gros temps et servent également à l'assistance des navires en difficulté près des côtes. Ces remorqueurs ont suivi l'évolution des navires marchands et sont devenus plus puissants.

Les remorqueurs portuaires sont souvent petits, très maniables et peuvent tirer ou pousser les grands navires afin de les assister pour l'entrée ou la sortie d'un port ou pour l'accostage. Ils mesurent entre 25 à 35 mètres de long, mais avec une grosse puissance de 1,5 à 4 mégawatts. De plus, ils sont dotés de propulseurs orientables.

Les remorqueurs fluviaux opèrent sur les fleuves, rivières ou lacs. Ils ont des dimensions variées dues aux contraintes supplémentaires telles que le tirant d'eau, le tirant d'air pour les ponts et les tunnels, la largeur et longueur pour les écluses.... Ils réalisent toutes sortes de convoyage même les plus insolites.

Bien que de conception différente, les remorqueurs ont des particularités communes :

Durant près d'un siècle, l'évolution des remorqueurs a suivi les mutations des navires et s'est enrichie des nouvelles technologies. Le premier remorqueur, le Charlotte Dundas, fut construit en 1802 par l'ingénieur écossais William Symington. Il était équipé d'un moteur à vapeur Watt qui entraînait une roue à aubes. Vers 1850, les hélices remplacent les roues à aubes, et entre 1900 et 1920, le moteur diesel succède à la vapeur. Construit en 1873, Rosalie est le plus ancien remorqueur à vapeur d'Europe encore à flots.

Jusqu'au début de années 1970, la propulsion se fait avec une hélice et un safran. Puis apparaissent les hélices à tuyères de Kort qui augmentent la valeur de la traction de 20 à 25 %, tandis que l'accroissement de vitesse n'est guère sensible. Certains remorqueurs de haute mer sont équipés d'une hélice à pas variable en tuyère et munis de propulseurs d'étrave. Ce sont des remorqueurs de type Ulstein. La société SCHOTTEL développe l’hélice gouvernail (SRP) suivi de l'évolution SCHOTTEL Combi Drive (SCD). C'est un système combiné de propulsion et de gouverne qui convertit la puissance moteur en puissance de poussée optimale ainsi que la manœuvre du navire grâce à la rotation à 360° de l’ensemble immergé. Le remorqueur azimutal Stern drive (ASD)ou Push-pull venait de naître. Il existe aussi des remorqueurs spécialisés très maniables équipés de propulseurs orientables à l'avant et à l'arrière, les Ship Docking Module (SDM). Le propulseur Voith Schneider (VSP) ou propulseur cycloïdal est un système de propulsion maritime assez récent. Il consiste en une série de (4 à 6) pales verticales orientables, en rotation sous le premier tiers de la coque du remorqueur. Dans ce dernier cas, le remorqueur n'est plus pousseur mais tracteur.

Mais, nous l'avons déjà dit, la principale préoccupation depuis les années 1975 - 80 est la panne en pleine manœuvre. Pour plus de sécurité, il y a la redondance. Un remorqueur moderne a vu ses équipements doubler voire tripler : moteurs, hélices, groupes d'énergie, circuits électriques, circuits hydrauliques ... Et si nous nous tournons vers le futur, nous pouvons imaginer encore des évolutions avec la suppression des arbres de transmission et des embrayages, remplacés par des transmissions électriques. Pour l'heure, les remorqueurs (ASD)et (VSP) sont les plus utilisés, chaque "système" ayant des qualités propres mais aussi des limites.

Coté timonerie, la traditionnelle roue de gouvernail a disparu. Un remorqueur moderne se pilote avec des joysticks et des écrans fournissant toutes les informations nécessaires à la navigation et aux manœuvres.

Ulises est un remorqueur de haute mer et donc j'ai voulu en savoir plus.

J'ai demandé à un ami s'il possédait une documentation sur Ulises. Voici sa réponse : "Je ne connais qu'un navire nommé Ulises. Il s'agit d'un caboteur russe lancé en 1912 par les chantiers Kolomensky & Co, sous le nom de Fedrya. Il a été renommé Patrokl en 1914 puis Ulises en 1925. Son déplacement était de 461 tonnes jauge brute et 222 tonnes jauge nette. Longueur : 41,28 m Largeur : 8,08 m Creux : 3,48 m Propulsion : une machine à triple expansion - Puissance 62 NHP - Vitesse : 12 nœuds. Il était armé par J. L. Javier (SiyCongBieng & Co Inc.) à Manille, qui était son port d'attache. Il a été radié en 1936."

Côté Internet, je n'ai trouvé qu'un seul article parlant de Ulises sur le site : http://www.cegesoma.be/ (avec leur aimable autorisation). "Dimanche 2 novembre 1934. Sept paquebots sont coulés par le typhon qui sévit à Manille. Plusieurs personnes ont perdu leur vie dans ce désastre qui a frappé les Philippines et les dommages s'élèvent à plus d'un million de livres. En plus des sept paquebots coulés, un certain nombre de bateaux plus petits ont été drossés à terre. Le paquebot Glenogle (9.513 tonnes) de la compagnie Vallon britannique, et le navire américain Gertrude Kellog (5.063 tonnes) se sont échoués dans la baie de Manille. Le remorqueur inter-îles Ulises a été enfoncé par le typhon et est à demi coulé dans le port."

La société Occre qui commercialise cette maquette, donne cette indication : "Ulises est un remorqueur de haute mer. A cette époque, le métal était le matériel de base pour la construction des bâtiments, avec une partie en bois. En mettant à profit la résistance de l'acier pour la coque et le confort du bois pour les zones habitables, on obtenait des modèles d'une beauté toute singulière bien que ces bâtiments aient été conçus pour le travail. Au début des années 60, le trafic maritime était très intense, les cargaisons de marchandises qui croisaient en mer et dans les océans du monde entier étaient constantes. Cette activité n'était pas exempte de dangers, c'est pourquoi le travail des remorqueurs de haute mer était vital pour aider tous les bâtiments en difficulté."

Partant des faibles informations fournies par Occre, la recherche sur Internet de tous les remorqueurs ressemblant à Ulises pour réaliser une maquette la plus vraisemblable possible devient une nécessité. Voici quelques bateaux ayant porté le nom "Ulises" mais pas de remorqueur :

Ci-dessous, quelques photos provenant de divers sites très fournis en remorqueurs pour aider à la construction de cette maquette.

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http://www.tugspotters.com/
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http://www.tugspotters.com/
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http://www.stportwey.co.uk/
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http://frenchtugs.free.fr/cies/abeilles.htm

Avec l'aimable autorisation

de F Hoefnagel

www.visserijnieuws.punt.nl

Avec l'aimable autorisation

de F Hoefnagel

www.visserijnieuws.punt.nl

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http://riverthames.co.nr/
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Vue générale

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Sous la cabine Sous le capot moteur Sous le bac à cordages Tube d'arbre d'hélice
Intérieur de la poupe Intérieur de la cabine La chaudière Premier essai
La machine à vapeur Le volant La défense d'étrave Les pare-battages
Réalisation des hublots Hublot de la timonerie Timonerie - capot chaudière Intérieure timonerie
Gros plan du paillet Toit de la timonerie Vue de trois quarts Support de barques
Barque vue latérale Barque vue de dessus Partie électrique Capot moteur
Timonerie complète Feux de signalisation Pont avant Poupe
 
Le croc Le mât Toit escamotable  

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C'est un remorqueur à vapeur de haute mer.

Échelle : 1/30ème. Longueur : 830 mm Largeur : 180 mm Hauteur : 400 mm

Période de construction : Mai 2008 à mai 2009.

Principaux bois utilisés : Orme, acacias, ramin, noyer africain et sappely. Métaux utilisés : Pièces de fonderie, laiton, inox, acier.

Le groupe à vapeur :

J’ai opté pour la propulsion vapeur avec beaucoup de craintes, car c’est la première fois que je me lance dans ce type de propulsion. Pour ne pas aller vers des déboires qui m’éloigneraient de la vapeur, je me suis procuré une machine à vapeur, modèle D52 de chez Wilesco. La société Ets. Wilhelm Schröder GmbH & Co. Wilesco, fabricants de produits en métal a été fondée en 1912 par Wilhelm Schröder. En 1950, a démarré la fabrication des miniatures de machines à vapeur. Wilesco a très vite réussi à se tailler une part appréciable du marché grâce à l’esthétique des modèles et à la haute qualités des produits.

La chaudière est en laiton, polie et nickelée, diamètre 45 mm, longueur 115 mm, contenance 155 cm³, avec indicateur de niveau d'eau en verre, soupape de sécurité à ressort. La chauffe se fait avec un combustible sec ESBIT. La durée de fonctionnement est d'environ 15 minutes et le timbre est de 1,5 bar.

La machine à vapeur est un dispositif vertical avec un cylindre fixe à action double en laiton, d'une course de 16 mm et d'un diamètre de 9 mm. Le graisseur est à jet de vapeur. Le volant d'inertie d'un diamètre de 70 mm est à lancer manuellement dans un sens ou dans l'autre.

Le poids du groupe vapeur est de : 0,9 kg.

Électronique

Le gouvernail est actionné par un servo HITEC. Une radio commande 2 voies est suffisante. Le récepteur est alimenté avec un bloc d'accus rechargeable de 4 fois 1,5 volts. L'éclairage des feux de position, des feux de la cabine et des projecteurs sont des mini-ampoules de 3 volts. Les feux de routes sur le mât sont des leds avec résistances additionnelles. Le bloc d'alimentation est assuré par des accus rechargeables de 2 fois 1,5 volts.

La documentation provient de la société « Occre» et des documents personnels.

Cette maquette m'a demandé 500 heures de travail pour la coque et les aménagements et 400 heures de travail pour les recherches, les réglages de la vapeur et de navigation.

C'est ma treizième maquette. Pour ceux qui désirent réaliser cette maquette d'après les plans de la société OCCRE, je tiens à préciser qu'il faut modifier les plans avant la construction, recalculer l'équilibrage des masses et augmenter le lest.

Le choix de ce bateau m'est venu suite à la réalisation d'un article sur les machines à vapeur et l'envie de me lancer dans la réalisation d'un autre type de bateau.

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